J'avance doucement dans le couloir qui mène à la chambre des horreurs, longeant presque les murs. Jamais je n'aurais pensé être aussi peu courageux. Pourtant, j'essaye. Vraiment, je fais mon possible pour être le plus fort que je puisse. Mais c'est dur. Très dur.
Voila maintenant huit semaines que Bill est à l'hôpital. Et de jours en jours, l'espoir de le voir éveillé, assit sur son lit, souriant et respirant la joie de vivre, diminue.
Dans 4 portes, c'est la sienne que j'ouvrirai. Je respire un bon coup, j'avance encore plus lentement, et enfin, je pousse la porte. La moitié d'un mur me sépare encore de la vision de mon jumeau.
Quand je m'assieds sur la chaise à bascule à ses côtés, que je prends sa main dans la mienne, je perçois un très bref recroquevillement de ses doigts fins. Je me lève d'un bond, touche son front de mes doigts. Et comme si cela sortait tout droit du merveilleux, ses yeux s'ouvrent faiblement.
- T . . . Tom, murmure-t-il.
- Mon Bill, mon amour. Tu . . . Oh, mon Dieu. ! Tu . . . Je bégaye.
- Hm . . .
- Je . . . Je vais chercher un médecin, oui ? Je reviens, mon ange.
- Non . . . Non. Tomi.
- Mais tu dois te faire examiner. !
- C'est fini, Tom.
- Qu'est-ce . . . Quoi ? Je ne comprends pas.
- Je ne peux plus me battre.
- Dis pas de conneries, mon bébé.
- T . . . Tom. Dis moi que tu ne feras rien pour me sauver.
- Tu es fou ? Je crie, presque.
- Mon ange, promets le moi. Si tu m'aimes, fais le.
- Mais je t'aime, Bill. Mon amour, je . . .
- Promets le !
- Bill . . . Promis. Je murmure.
- Dis moi que tu m'aimes . . .
- Plus que tout, tu le sais.
- Mais dis le.
- Je t'aime, mon ange.
Je ne peux retenir mes larmes plus longtemps. Sa main se resserre dans la mienne.
- Tom, quand je ne serai plus la, passe à autre chose. Fais tout pour que ta vie sois belle. Fais tout pour que ta vie soit comme toi tu as rendu la mienne magique. Tu le mérites tellement, mon Tom, plus que tout le monde. Aime d'autres personnes, donne leur le bonheur que j'ai pu vivre. Ne laisse personne te faire du mal. Tu es courageux, mon amour. Vraiment, tu as beaucoup de courage. Je t'admire. Tu dois savoir que je t'aime pour la vie, tu dois savoir que tu es ma vie. & Que je vais mourir heureux. Très heureux . . . Car tu es la, comme tu l'as toujours été.
Je le regarde.
Même quand ses yeux se ferment.
Même quand l'appareil se met à sonner furieusement.
Même quand une horde de médecins en blouse blanche se précipitent autour de lui.
Bill est mort un premier avril. Comme quoi, la vie est une drôle de blague, hein ?
By Lou.
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0ui bon, ça ressemble un peu à ma première, en moins joyeux.
Mais bon . . .
Puis, vous savez quoi ?! Je suis pas satisfaite . . . -.-'
Mais en fait je l'suis jamais. x D
Bref. J'espère qu'à vous, ça vous plait. = )